Le moment Espagne
Tout laisse à penser que c’est le moment Espagne. Et, je ne pense pas seulement à la Coupe du monde de football où le pays se retrouve en finale dans deux jours.
L’Espagne de son Premier Ministre Pedro Sanchez est l’honneur de l’Europe, Europe qui se déshonore dans sa mollesse face à Israël et qui cire les pompes de Donald Trump. Sans compter ses populations qui basculent à la Droite de la Droite.
Seule l’Espagne a encore une colonne vertébrale, des cojones si j’ose. Elle s’oppose au survol de son territoire pour aller attaquer l’Iran, elle reconnaît l’Etat de Palestine, elle refuse la surenchère militaire. Quand l’Europe de Von der Leyen et L’OTAN de Rütte flattent les trumpitudes à longueur de journée.
Pendant que je marchais sur le Chemin de Compostelle, dans le nord de l’Espagne, je n’ai pas compté les centaines de drapeaux palestiniens exposés aux fenêtres. Un pays de résistance.
A la fin de la Vuelta, le tour cycliste espagnol, Pedro Sanchez a félicité les citoyens qui ont perturbé l’épreuve pour soutenir les Palestiniens et s’opposer au génocide à Gaza. Quel autre dirigeant ferait cela dans son pays ?
Je suis fier de l’Espagne et j’ai le cœur espagnol. Puisse ce pays montrer la voie à ses voisins.
Et je n’oublie pas l’avant-gardisme qu’il manifeste depuis longtemps. En particulier, concernant les droits des minorités, la violence faite aux femmes et aux enfants, le traitement des plaintes liées à ces crimes. J’ajoute la régularisation des immigrés, la loi sur l’aide à mourir, la défense des communautés LGBT+. Bref, l’Espagne est en avance sur tout. Disons plutôt que les autres sont en retard.
Merci à l’Espagne et à ses dirigeants de nous donner de l’espoir et la preuve qu’il suffit de courage politique pour faire avancer les choses.
J’aime ce moment Espagne. Et si dimanche, l’Espagne l’emporte en foot, ce sera la cerise sur le gâteau de la couronne.
Erratum 20 juillet 2026 : L’Espagne a bien gagné la Coupe du monde de football.