02 septembre 2014 (9)

Elles ont dû faire toutes les guerres de la vie pour être aussi fortes aujourd'hui.
Elles sont belles, ou pas. L'ont été ou pas. Cela n'importe pas. Elles sont aujourd'hui, ce qu'elles sont. Elles sont. Et, ça résonne de partout, ça explose dans le champ comme chant mystique. Elles aimantent sans le voir et sans le savoir.
Leurs cicatrices, visibles ou pas, leur servent de mémoire, car leur passé est passé. Il ne pèse plus.
Fracassées et rayonnantes, elles sont sorties de la machine à broyer avec panache. Leur course et leurs efforts ont payé. (Leurs consoeurs guimauve ont trépassé, même celles qui voulaient nous faire croire qu'elles étaient nougat dur). Elles, n'ont rien montré, elles ont fait leur travail de fond, à l'intérieur, le seul travail qui paie. Humbles et sages, elles n'étalent pas leurs héroïques batailles, quand d'autres amplifient leurs minuscules bobos. Aucun besoin de retour, aucun besoin de reconnaissance, elles se sont reconnues. Et, comble de l'altruisme, ce sont elles qui vous remontent le moral quand vous avez juste un coup de blues.
Passionnées par la vie, elles savent compter. Le temps passé et le temps qu'il reste. Aussi, sans précipitation, elles s'activent sagement, à donner, à vivre. Elles sont mission et devoir, c'est le cadeau qu'elles reçoivent en donnant. Elles sont Joie. Et leur verbe Être est roi. Ce sont des reines de coeur. Cette carte-là est immense territoire.
Débarrassées des oripeaux du paraître depuis si longtemps, elles flottent dans l'air, elles volent, solitaires, libres et pourtant reliées au tout, à tous.

29 août 2014 (38)

Le chaland n'y comprend rien. Il la croit chargée, lestée de casseroles en fonte. Il a raison, elle l'est, mais, elle vole quand même. Elle s'envole au plus haut du ciel, sourire aux lèvres. Demandez-lui de vous porter en plus. Elle le fait. Et plus lourde, elle devient plus aérienne, plus légère. Elle s'élève sans compter. Elle élève sans penser. Elle est la femme qui est la femme. Aux pâquerettes, les comptables ! Au caniveau, les mesquines ! Au rebut, les étriquées ! Elle ne leur en veut même pas. Elle aurait juste aimer convaincre, aider, expliquer que le ciel est accessible à chacun. Pourvu que chacun le veuille.

Brisées par la vie, elles ont des marques qui nous auraient achevés depuis longtemps. Reconstruites, elles en ont fait leur carburant, leur feu intérieur. Sans compétition, contre personne, vers le chemin juste, par le geste juste et le sourire aux lèvres, elles irradient. Même sur les jalouses, elles irradient. L'instant présent des magazines a des allures de bout du nez. Le leur n'est pas qu'une formule, il est sur la plus haute marche, toujours vivant, toujours béni. Il est leur terrain de vie. 

De la rage de vivre à la joie de vivre, il n'y a qu'un pas. Celui qu'on décide de faire... ou pas.